Il y a des jours comme cela, où l'on se pose des milliards de questions.
Nous sommes humains, après tout.
Je ne pense pas que l'on puisse tout concilier.
Il faut faire inévitablement des choix.
Les chevaux entraînent des paradoxes, dont j'ai parfois du mal à cerner l'ambiguïté...
On a des convictions idéologiques, on suit Ivan Illich, mais il faut tout de même s'obliger, avant de trouver une véritable solution, à emprunter un véhicule pour aller voir le cheval.
On veut se sentir libre de choisir sa vie, mais il faut penser à s'occuper de l'animal, voir si tout va bien de son côté. Pas un jour sans y penser, alors qu'on rêve de voyager à travers le monde, libre de toute attache.
Mais on y va quand même...
On a envie de ne rien faire d'autre que de s'assoir à ses côtés, le regarder paisible dans un sublime paysage...Mais il faut tout de même le travailler (du latin tri pallium : torture), parce que c'est ainsi, on en a parfois envie, parfois non, mais comme on a pris la responsabilité de le nourrir, le loger outre un pré...
La dépendance se crée des deux côtés. Nous sommes aliénés par le cheval qui est dépendant de nous. Briser le lien conduirait d'un côté à la déprime, et d'un autre, certainement... le caduc, pour ne pas employer un autre terme. Cette dépendance peut bien entendu se faire ressentir positivement...Mais il y a tout de même un "mais"...et on va penser en termes de "et si ?" : et si ce n'était pas vraiment ça; et peut-être autre chose la vraie relation avec un cheval?
C'est vrai : qu'est-ce qu'il nous a demandé le cheval ? Rien d'autre que la paix. Et on s'escrime a établir des programmes d'extérieur, de dressage pour muscler le dos, blabla. Et on s'escrime à partir en randonnée pour se faire plaisir. On lui met une selle, un mors dans la bouche, on écrase nos fesses sur son dos. Qu'a t-il demandé ? Oh, oui sois-disant certains aiment sauter, aiment les balades. N'est-ce plutôt pas de la précipitation liée à l'appréhension (peur de la punition ? Marques du débourrage ?), ou à l'habitude ?
hey bien, on ne sait pas. On monte dessus, et puis tant pis. On ne se pose plus de questions, si ce n'est qu'on ne s'en soit jamais posées.
On a pas de réponses, mais parfois, on ne sait pas pourquoi, un lien se crée. L'un viens vers l'autre. Alors on est prêt à tout changer pour que ce lien persiste.
On est prêt à venir en train, puis à vélo, par moins 20. On est prêt à établir une redevance en termes de confort et de travail. Plus de confort pour eux. Plus de travail pour nous. On est prêt à gravir des montagnes juste pour voir leur regard s'apaiser.
On est prêt aussi à pleurer de voir ses principes bouleversés.
On concilie les études, le travail en dehors, on est incertain quant aux projets d'avenir.
On conçoit parfois une vie à la Sagan, avec mille amants, mais on se rend compte que la seule rêverie autorisée, ce sont les romans. Parce qu'après tout, on s'en fiche. Oui, qu'est-ce qu'on s'en fiche de la gloire, de l'argent, des fêtes, d'avoir mille contacts. On n'enrage plus lorsque l'on constate que des nantis de la vie peuvent s'offrir ce qu'ils veulent, alors qu'on se tue à économiser. Après tout, qu'est-ce qu'on s'en fiche ? C'est leur vie. La mienne, je suis incapable de la contrôler quant à l'avenir, incapable d'avoir des certitudes, incapable de se fixer un seul objectif et de m'y ranger. Je n'aime pas choses linéaires, tout simplement.
Le prestige social n'a aucun sens. Ce n'est que du théâtre. Le jeu des apparences, le jeu de faire semblant de s'intéresser à ce que les autres vont nous dire d'inintéressant. On ne s'échange que des banalités, si l'on écoute bien une conversation. Et puis, ce qui compte, c'est de parler de nous. de s'afficher sur des blogs, de dire "moi je" au moins une fois dans une conversation, puisque de nos jours, je pense que la grande peur, c'est la vacuité de l'existence.
Les choses qui nous entourent sont ineptes.
La vie sociale est extrêmement complexe, et parfois impossible à vivre.
Mais...après tout, on aime les chevaux.
Alors, qu'est-ce que j'attends ?
Je fais des choix ? Je réfléchis ?
Ou j'attends ?!
J'attends.
Et je conclurai par cette petite locution latine (on en apprend tous les jours...) :
Regalex Sed Lex (Loi dure, mais c'est la loi).
Nous sommes humains, après tout.
Je ne pense pas que l'on puisse tout concilier.
Il faut faire inévitablement des choix.
Les chevaux entraînent des paradoxes, dont j'ai parfois du mal à cerner l'ambiguïté...
On a des convictions idéologiques, on suit Ivan Illich, mais il faut tout de même s'obliger, avant de trouver une véritable solution, à emprunter un véhicule pour aller voir le cheval.
On veut se sentir libre de choisir sa vie, mais il faut penser à s'occuper de l'animal, voir si tout va bien de son côté. Pas un jour sans y penser, alors qu'on rêve de voyager à travers le monde, libre de toute attache.
Mais on y va quand même...
On a envie de ne rien faire d'autre que de s'assoir à ses côtés, le regarder paisible dans un sublime paysage...Mais il faut tout de même le travailler (du latin tri pallium : torture), parce que c'est ainsi, on en a parfois envie, parfois non, mais comme on a pris la responsabilité de le nourrir, le loger outre un pré...
La dépendance se crée des deux côtés. Nous sommes aliénés par le cheval qui est dépendant de nous. Briser le lien conduirait d'un côté à la déprime, et d'un autre, certainement... le caduc, pour ne pas employer un autre terme. Cette dépendance peut bien entendu se faire ressentir positivement...Mais il y a tout de même un "mais"...et on va penser en termes de "et si ?" : et si ce n'était pas vraiment ça; et peut-être autre chose la vraie relation avec un cheval?
C'est vrai : qu'est-ce qu'il nous a demandé le cheval ? Rien d'autre que la paix. Et on s'escrime a établir des programmes d'extérieur, de dressage pour muscler le dos, blabla. Et on s'escrime à partir en randonnée pour se faire plaisir. On lui met une selle, un mors dans la bouche, on écrase nos fesses sur son dos. Qu'a t-il demandé ? Oh, oui sois-disant certains aiment sauter, aiment les balades. N'est-ce plutôt pas de la précipitation liée à l'appréhension (peur de la punition ? Marques du débourrage ?), ou à l'habitude ?
hey bien, on ne sait pas. On monte dessus, et puis tant pis. On ne se pose plus de questions, si ce n'est qu'on ne s'en soit jamais posées.
On a pas de réponses, mais parfois, on ne sait pas pourquoi, un lien se crée. L'un viens vers l'autre. Alors on est prêt à tout changer pour que ce lien persiste.
On est prêt à venir en train, puis à vélo, par moins 20. On est prêt à établir une redevance en termes de confort et de travail. Plus de confort pour eux. Plus de travail pour nous. On est prêt à gravir des montagnes juste pour voir leur regard s'apaiser.
On est prêt aussi à pleurer de voir ses principes bouleversés.
On concilie les études, le travail en dehors, on est incertain quant aux projets d'avenir.
On conçoit parfois une vie à la Sagan, avec mille amants, mais on se rend compte que la seule rêverie autorisée, ce sont les romans. Parce qu'après tout, on s'en fiche. Oui, qu'est-ce qu'on s'en fiche de la gloire, de l'argent, des fêtes, d'avoir mille contacts. On n'enrage plus lorsque l'on constate que des nantis de la vie peuvent s'offrir ce qu'ils veulent, alors qu'on se tue à économiser. Après tout, qu'est-ce qu'on s'en fiche ? C'est leur vie. La mienne, je suis incapable de la contrôler quant à l'avenir, incapable d'avoir des certitudes, incapable de se fixer un seul objectif et de m'y ranger. Je n'aime pas choses linéaires, tout simplement.
Le prestige social n'a aucun sens. Ce n'est que du théâtre. Le jeu des apparences, le jeu de faire semblant de s'intéresser à ce que les autres vont nous dire d'inintéressant. On ne s'échange que des banalités, si l'on écoute bien une conversation. Et puis, ce qui compte, c'est de parler de nous. de s'afficher sur des blogs, de dire "moi je" au moins une fois dans une conversation, puisque de nos jours, je pense que la grande peur, c'est la vacuité de l'existence.
Les choses qui nous entourent sont ineptes.
La vie sociale est extrêmement complexe, et parfois impossible à vivre.
Mais...après tout, on aime les chevaux.
Alors, qu'est-ce que j'attends ?
Je fais des choix ? Je réfléchis ?
Ou j'attends ?!
J'attends.
Et je conclurai par cette petite locution latine (on en apprend tous les jours...) :
Regalex Sed Lex (Loi dure, mais c'est la loi).
